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LE POETE ET LE SAULE PLEUREUR

La série des reprises continue de s'écouler doucement au fil du temps de mon univers.L'eau est changeante,elle a son caractére et va où elle le veut.

Décrite comme un personnage,elle m'apparait en tout point identique à ce que nous sommes, en colére parfois, arrogante, calme également.

Nous sommes au pays des goules ouvertes,des espaces béants.Nous sommes au royaume de l'écriture codifiée, au royaume d'un univers qui rend possible tous assemblages sans qu'il soit nécessaire de déterminer leurs formes, et de les affubler d'un nom.

Le seul fait d'être dans un ensemble, même à distance ,suffit à déclencher toute une série de ressemblances qui ,évidentes ou pas, engendrent la conversation, le grand discours sur le vide des espaces qu'il faut absolument combler.

Les dites goules sont alors ouvertes , et pleuvent les prétextes en ruisseaux d'occasions pour en inonder tout cet univers.Dans cet univers emprunté à mon environnement et bien sûr, héritage de ma Nature à aimer l'espace, j'erre de formes en formes à la recherche des "choses" comme j'aime à le dire, pour me libérer des espaces réduits, et ainsi propager l'image comme bon me semble.

J'ai un nom pour ces formes "choseboulebizarre" ou encore serveurs ..selon.

Le déluge des "choses" bat son plein.

Il pleut sans discontinuer , jusqu'à créer ce grand ruisseau d'images liquéfiées s'écoulant paisiblement de mes pensées vers la grande nappe issue du déluge, placée au milieu de nul part dans cet espace du temps mauvais, là où il pleut tant et tant, là où il  plut si fort et tellement longtemps.

Là exactement , surgit l'îlot du hasard où tant de "choses" habitent, émergeant du paysage aquatique comme épargné.

Le poète de ce monde égaré s'interroge sur la création sans limite,sans horizon , où tout semble se vaporiser sitôt désigné,où tout se chuchote pour que soit sa nécessaire présence.

Le poète s'interroge sur sa place dans ce déluge. Il s'interroge sur le saule , sur les "oizox",sur cette lumiére qui l'éblouit,l'absorbe,l'illumine de ses faisceaux, éveillant tous ses sens . Tout est si paisible , à la fois intrigant et puissant.

L'arbre , le saule pleureur a su trouver sa place les pieds dans l'eau, puisant sa substance, se mirant narcissique, laissant trainer sa toison branchue sur son reflet.Le saule narcissique effleure sa fluide image durant tout le temps de  son existence dans les ondes silencieuses, où se loge le halo sublime de la grande lumiére. Ici et là ,quelques"oizox" se gorgent du soleil nouveau éparpillé en milliers de rayons, gisements lumineux laissant deviner la silhouette du poète créateur.Ie poète profite, témoin attentif, de cette aubaine ,et observe sur les plumages le  ruissellement de la rosée scintillante , entrainant  juste avant qu'elle ne glisse doucement dans ce miroir lumineux toutes les couleurs afin que soit l'ar-en-ciel aux couleurs de l'espoir. 

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L'ARBRE ECRIVAIN

"Au creux de mon arbre je vivais heureux j'n'aurais jamais dû le quitter des yeux "phrase inspirée chanson de G.BRASSENS.

J'imagine ses ancêtres ,il ya si longtemps déjà ,émergeant ,sortant la tête de l'eau ,découvrant ce monde bleu qui les attendait comme impatient pour qu'enfin s'exprime la vie.Depuis il continue de pousser partout , ici et là ,tenace ,résistant ,persistant ,au garde-à-vous ,figé ,enraciné au sol gardien et garant de toutes vies. Il regarde le temps des autres s'écouler dans ce monde étrange où tout passe à cause du temps .Cet arbre n'a rien fait, n'a rien dit, n'avait rien à dire,nous,les humains étions plus forts. Il suffisait pourtant de l'écouter,de le comprendre .

 

L'eau,l'arbre,le poisson ,l'oiseau ,l'homme, tous indissociables pour que le temps passe mieux, pour que tout  soit beau, trés beau.

 

 

Nous vivons heureux sur notre TERRE , tout en bleu , tout en vert ,où tout pousse si vite sans cesse .

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PARLER DANS LE VIDE

Parler dans le vide février 2015

 

Ce qu'il y a de remarquable ,et ce dans beaucoup de circonstances,c'est que même si l'on ne veut rien dire tout finit par parler.

Ce qui est incohérent finit toujours par faire parler même les plus sceptiques.

 

Dés qu'apparait  le moindre trait,le moindre mot,nous avons déjà une explication à fournir.Donc même si je ne cherche rien,ne dis rien,ne fais rien,j'arriverai à un résultat puisqu'aussitôt ,sans rien savoir, tous savent de quoi il est question.

 

Ceci ne méne à rien d'autre qu'à un dialogue de sourd ,ce chapitre étant la preuve flagrante que rien n'aboutit nul part.

 

Des mots,des phrases ,pour le seul plaisir de les utiliser,pour meubler, comme étant une solution au vide.Parler pour ne rien dire, est bien l'exemple même de cette nécessité que nous avons à toujours vouloir justifier une pensée ,une idée, par des mots qui au final n'exprimeront aucun souhait , voire finiront par dévier du but  à atteindre .Parler ,parler, pour sombrer dans le flot des mots croisés, laissant des blancs , des zones d'ombres, des contracdictions faire le discours, et  à la fin ne plus savoir .

 

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AUTOMNE DE MA VIE

L'automne est tout proche.L'instant est choisi,tout va s'apaiser.

 

Cette saison est ma saison bis avec le printemps. L'une  se réveille ,l'autre s'endort .

Entre ; trop de monde , trop de bruit, pas de place pour rêver,pour penser.

L'automne efface joliment dans un dernier soupir coloré,toute la renaissance éternelle que sera le printemps nouveau.

Les voyages de ma pensée ici racontés ,sont le résultat de 40 années de marche à l'intérieur des images de ma peinture.

Cette écriture débuta dans les années 1980 lorsque je devais une fois de plus m'expliquer sur ma façon de voir et d'analyser mon environnement.

Mon domaine...un grand jardin où fleurissent,se décomposent les idées,les pensées donneuses d'images,le tout s'agglomérant en de chimériques fabulations et autres alchimies allégoriques.

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MON PROFIL

Lorsque je peins,écris,j'existe ailleurs et je pense mieux.

 

Je suis en phase avec moi-même et enfin rationnel.

 

Je suis dans ce monde en conflit permanent,comme envoyé là par erreur,comme dévié de ma véritable trajectoire.

 

Heureusement j'avais dans mes bagages la chance d'avoir des connections avec cet endroit où j'existe ailleurs.

 

Je confirme, il m'arrive de franchir trés souvent cette porte salvatrice,preuve qu'un monde ailleurs existe.

 

Il me suffit de le savoir .Je pousse la porte, puis je m'y asseois pour écouter la  vérité de ma véritable identité.

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EQUATION

 La poésie de la touche bleue, la résultante d'un autre monde.

 

Nous existions ..là ... quelque part, juste avant d'arriver dans ce monde.

 

Puis on se mit à vivre autrement ,comme pour passer à autre chose en attendant d'exister ailleurs.

 

La vie,un parcour à franchir pour changer d'endroit , changer de monde, j'allais dire de vie.

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Le NAVIGATEUR..

(Une nouvelle facette de mon esprit imaginaire d'artiste peintre ce qui me permet mes divagations).

Je navigue dans l'inconstant au gré des courants que causent mes songes,mes pensées exubérantes ainsi que mes vagues à l'âme.Je suis un navigateur sans autres buts précis que d'être constant dans l'inconstant.Je suis à la recherche d'un ailleurs où exercer mes divagations.La création cherche toujours,trouve sans le savoir, et ainsi continue son chemin dans la constance,c'est sa définition.

Les rêves sont-ils cohérents? Probablement ne le sont-ils jamais..... Peut-être un indice,une lueur laisseraient-ils entrevoir le début d'une histoire .Ma peinture allégorique se présente sous le même jour avec le dénouement en plus.Il est entendu que si Dieu est là je lui doit à coup sûr des excuses,mais uniquement si l'impalpable du pourquoi du comment de notre existence existe vraiment au-dessus de lui,c'est à dire"ceux"qu'il représente.Je pense que dans son immense bonté il oublie de régler les problémes de la Création,et semble favoriser ceux qui n'en ont pas besoin. Le hic du probléme !!! Donc le pourquoi de mon doute à son sujet et à la façon qu'à de fonctionner mon cerveau,notre cerveau."Dieu" serait-il le cerveau domaine de toutes créations? le cerveau un modéle réduit de l'univers? Notre cerveau est une machine qui se perfectionne sans cesse au fil des temps.Il a cette capacité à inventer lorsqu'il ne trouve pas de solution,et à trouver une réponse pas souvent adaptée au probléme à résoudre, mais pouvant cependant servir autrement à des"choses" pas prévues,par accident.On appelle cela une trouvaille ou du génie.Il me faudrait trouver !!Mais...le sait-on lorsque l'on a trouvé? "Dieu" semble saupoudrer au petit bonheur la chance les avantages pour les uns,et pas les autres,comme un marchand de sable..non!!  Je ne peux y croire ,Dame nature seule répond de cela.Pour moi  Dame nature,une constante de la vie .La vie est  partout à chaque instant en nous et au dehors de nous .Le mouvement de la Créativité est perpétuel et je pense à celles,les vies,que l'on ne voit pas par ignorance ou manque d'attention,mais aussi hélas,par le manque de capacité à pouvoir les observer.L'imagination? Dame nature ? Je ressens une multitude de "choses" avec un mal de chien à pouvoir les décrire,les décoder . Ces "choses" ressenties sont comme de chimériques informations,me faisant croire à des trouvailles,alors qu'elles me dispersent volontairement pour ne pas se révéler,préservant ainsi un espace que je ne saurais ,que nous ne saurions respecter une nouvelle fois.

Dame nature décide. Sa décision permet ma créativité et mon expression.Même si ce ne sont là que quelques bribes d'une histoire ,elles me permettront le voyage attendu sur l'espace restreint d'une toile me prouvant ainsi qu'existe une autre "chose", autrement,là toute proche ,quelque part trés loin, ailleurs dans un autre univers...et m'obligeant à chaque fois le voyage dans l'espace  d'une nouvelle toile.     

La constance,là où je suis né,sur cette Terre.  La seule" chose " qui soit à mes yeux constante, la Création sans fin. Le navigateur ?Un curseur dans ma tête qui ne cesse de bouger.

2012

AINSI JE DEBUTAIS L'ANNEE 2011

J'ai abandonné toutes idées de réflexions permanentes, pour celle de la réflexion lumineuse.

 

 Mais....!!!3 années plus tard le constat est édifiant ,je n'aie pu tenir cette promesse.

Le monde  trop agité m'a une nouvelle fois accaparé et mes idées ,

mes pensées se sont enflammées.

ECRITURE

Lorsque je peins,je suis de plus en plus écrivain,raconteur,conteur d'histoires aussitôt improvisées à peine mon pinceau touche-t-il la toile.Le point de départ est presque toujours anecdotique,sans vraiment d'importance.L'intérêt va grandissant dés que s'installe la trame invisible des mes pensées.Toujours sous-jacentes sont mes idées hybrides qui galopent sans retenue aucune au bout de mes yeux et de ma brosse.Tout existe indépendamment de l'autre, mais fait pour se rencontrer afin de se marrer un peu se moquer beaucoup.

Parfois la tristesse est au rendez-vous avec un petit clin d'oeil à notre maîtresse à tous,la vie, qui suit ou  ne suit plus son cour mais jamais longtemps juste par nécessité afin de ne pas oublier qu'elle veille. Puis je reprends le fil de mon histoire abracadabrantesque qui n'implique que moi....peut-être ?

J'ai parfois l'impression que rien ne pourras jamais m'arrêter,que tout est devenu possible sans limite puisque relié à un imaginaire d'où je suis issu et qui nous concerne tous.

Tout finit par rattrapper tout  .  Cela a-t-il un sens... reste à vérifier,surtout pour les autres .

Le Bleu de Mars existe enfin.Il m'aura fallu beaucoup de temps,de patience et d'énergie pour voir se réaliser un rêve ,écrire me raconter par la peinture.Cette démarche, je l'ai pensée,conçue je la souhaitais.Je peux maintenant habiter le monde universel de l'imaginaire si cher à mes pensées, sans crainte ni retenue.

Toutes mes fantaisies peuvent se libérer,se rencontrer,copuler,essaimer , germer sur ma planéte au sol fertile.Les idées y sont si présentes,que rien ne peut empêcher les pousses éxubérantes qui engendreront mes espaces et mes histoires.Je vais pouvoir me gourmander de formes pures et impures à souhaits jusqu'à l'épuisement.Je vais me laisser aller et composer jusqu'à la contemplation de mes impulsions créatrices,sans détour, et demeurer spectateur de mes faits et gestes.Il me faut aller au fond de la réalité de la vérité me concernant.La nature m'a permis d'accéder à des zones ,des sphéres multiples cachées en chacun de nous révélant peut-être des origines fantastiques.Nous sommes dans un univers impitoyable où tout se déchire ,se confronte,explose pour redonner encore et encore de la vie,des ressources.Cet univers est une gigantesque fabrique qui un jour s'est mise en marche pour ne jamais s'arrêter, avec, ou sans nous et même ailleurs,ailleurs....ailleurs.........a..i..l..l..e..u..r..s.

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1989 06 nature morte

LA LUNE

écoute...écoute dit-elle , écoute mon histoire. Mais voilà ,à cet homme elle apparut trop proche ,trop familiére.

N 'écoutant  point,il se mit à penser à un ailleurs plus loin encore comme pour l'éviter ,ne pas voir,ou fuir loin de cet astre voyeur,là juste au-dessus de lui.

Cet homme se teste. Il cherche ses lilmites et pour cela il détourna son regard de la lumiére, rêveur.

Décidément rien d'autre ne l'intéressa plus que d'aller plus loin.Il cherche toujours et encore d'autres lunes,oubliant comme à son habitude qu'il court sans cesse laissant derriére lui ce qu'il ne saura jamais.

Pendant ce temps l'arbre joue avec la lune .Ils se connaissent si bien ,depuis si longtemps .

L'arbre s'amuse du clair de lune sortant de sa nuit d'arbre des formes nouvelles,créant des ombres gigantesques ,des silhouettes passantes en des ombres chinoiseries bien connues agitées par la brise nocturne.Bercé par la douce caresse de  cette brise ,son habi de feuilles frémit d'émotion  laissant couler des larmes condensées dans le petit matin.

Il a tout son temps et sait depuis  la nuit des temps ,que demain ,rien ne sera plus jamais pareil.

Il peut prendre toutes les poses sans jamais se lasser.Il se fabrique des histoires faites de murmurs incessants.

Ainsi de bruissements en chuchotements sont histoires grandit se transformant en ombres nouvelles.

L' "oizo" son ami de toujours colporte avec élégance les nouvelles de branches en branches,d'arbres en arbres, tout au bout de chaque nuit, accompagné par la lune déclinante dans une derniére révérence.

Moi, je joue comme un nouveau né dans cette grande prairie nocturne où naviguent toutes mes pensées en formes de bulles,comme des planétes rebondissantes, ne se posant jamais pareil dans le grand univers.

Je construis au hasard,tout comme l'arbre et ses ombres,laissant l'imaginaire imaginer et l'obscur s'éclaircir.

Issu de cet univers, de cette nature, je rêve ainsi conçu,espérant m'améliorer,espérant lire et comprendre mieux notre histoire,mon histoire,là  juste sous nos yeux. 

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